Ballon Monté "Le Général Faidherbe" probable - Lettre Journal Gazette des Absents N°26 - Rare cachet Paris SC rouge

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Rare cachet SC Rouge sur Ballon Monté - Gazette des Absents numéro 26

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Rare cachet SC Rouge sur Ballon Monté - Gazette des Absents numéro 26

Voici un résumé des points principaux présentés dans ce numéro de la Lettre-Journal de Paris (Gazette des Absents) daté du 12 janvier 1871 :

  • Opérations militaires et combats : Du côté de la Malmaison et de Rueil, plusieurs attaques ennemies ont été repoussées par les tirailleurs et francs-tireurs. Au nord et au sud de la ville, diverses opérations d'avant-postes ont eu lieu, notamment près du fort d'Issy et à Vitry.

  • Bombardement de la capitale : Paris subit un intense bombardement prussien touchant des bâtiments civils, des monuments religieux et des établissements hospitaliers (comme la Pitié, le Val-de-Grâce, le Muséum ou le Panthéon). Le gouvernement proteste contre ces attaques ciblant la population et les hôpitaux. Malgré la violence des tirs, la population parisienne fait preuve de courage et de sérénité.
  • Nouvelles de la province et de l'étranger : Les dépêches reçues par pigeons voyageurs apportent des nouvelles encourageantes des armées en province et de la résistance nationale, ce qui ravive le moral des Parisiens. Une dépêche de Gambetta souligne également l'épuisement progressif des forces ennemies.
  • Vie politique et quotidienne : Une commission provisoire est nommée pour l'administration du 19ᵉ arrondissement suite à la démission de M. Delescluze. Un crédit de 30 millions est ouvert pour l'approvisionnement de la ville. Malgré le siège, la vie culturelle se poursuit avec des représentations théâtrales et des concerts toujours fréquentés.
  • Communications aériennes : Deux ballons-poste, le Duquesne et le Gambetta, ont décollé de Paris les 9 et 10 janvier emportant des centaines de kilos de courrier ainsi que des pigeons voyageurs.

Voici la retranscription de la lettre manuscrite :

Jeudi

Ma chère maman,

Nous avons eu ces jours ci des nouvelles de province qui nous ont parfaitement rassurés – Tout le monde est convaincu que nous ne serons pas pris seulement les derniers jours seront affreusement durs comme famine espérons que nous serons débloqués avant un mois. Pour moi personnellement j’ai aucunement pas de neiges d'abord mes rations et puis quelques provisions personnelles pour les jours où les restaurants ne nous donneront plus à manger.

Ma santé est toujours florissante malgré le froid et la neige seulement je suis ennuyé de ne pouvoir monter à cheval. Je sais que les environs de Paris sont peu surs à cause des obus il en tombe pas mal sur le quartier sud mais sans faire grand mal. Et la population s’en inquiète fort peu. Cette nuit nous n’avons presque rien suger [ou su [vu] ?] les prussiens avaient a feu tout autour de Paris et dit-on s’attendaient parler des housses – serait-ce pour nous faire croire à une victoire sur une de nos armées je ne sais mais on ne s’alarmes pas pour si peu.

Du coté d’anguiers je n’ai vu depuis quelque temps que de cananes qui allaient fort bien.

Je serai bien content le jour ou je pourrai avoir de vos nouvelles car je suis bien inquiet pour Victor est-il resté à la tête de sa compagnie est-il dans l’armée de Chanzy ? un de mes camarades qui a reçu aujourd’hui une lettre du 21 ... disait que de ses amis avaient vu la compagnie descendre de 200 à 38 hommes après les combats du commencement du mois.

Je crois l’avoir dit que j’avais changé de logement et que j’étais a l'hôtel du Port Mahon. Quand j’y suis arrivé j’étais presque seul mais depuis le bombardement une dizaine de personnes sont venus romalij [ou réfugié ?] séjour

Adieu, ma chère maman, je t’embrasse de tout cœur

signé Alf

Mille amitiés à tous. Il y a huit jours que je lui ai eu des nouvelles de Beaurepaire.

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