Les Ballons pour la Russie sont très rares!
Sans cachet d'arrivée comme la plupart du temps car les postes russe l'apposaient très rarement
Celui ci a été renforcé avec du scotch, notamment pour éviter à la déchirure centrale de s'aggraver.
Il est doublement signé par Calves et Brun
Voici la retranscription du texte écrit à la main (visible sur la partie droite de l'image, avec la date en haut et la signature à la fin) :
Paris le 6 février 1871
Mon cher et bon père,
Je t'ai écrit hier, je t'écris aujourd'hui pour t'envoyer ce bulletin, et pour te dire que nous allons bien, malgré le motton où tombent encore quelques forts du Sud et qu'on a à supporter. Les dégâts que l'ennemi nous a fait sont presques insignifiants, on a eu de blessés de plus et 40 blessés. Ils ont bombardé toute la nuit du mercredi à jeudi, et toute la journée de jeudi ; nos forts leur ont bien répondu. Il y a quelques obus qui sont venus tomber sous notre quartier, mais heureusement ils ont été peu divulgués ; il y a plusieurs maisons d'endommagées - quelques prisonniers de Prussiens. Aujourd'hui, j'ai vu et j'ai entendu par la grue (?) et nos sources la bonne nouvelle de la Province, les bonnes nouvelles au sujet des Seudiis (?) et des armées venant de la Conscience (?) ; si elles pouvaient se confirmer - on nous annonce encore hier qu'on a Bayonne aurait dit que le bruit courait donc que le prince Frédéric Charles aurait été défait, cela pourrait être vrai.
Depuis hier soir la température s'est radoucie et avec cela il fait un très superbe ; ce beau soleil fait du bien au corps et au coeur ; avec tous ces obus et pots que nous avions reçus depuis, influent et retentissant. C'est aussi un malheur de peur pour nos pauvres soldats. J'ai eu ce matin une lettre d'Edmond, il va bien, c'est souligné que c'est un point le plus marquant d'un moment à l'autre. Je suis sûr que vous devez être continuellement à oeuvrer, surtout depuis que les journaux vous auront appris qu'on a commencé de bombarder Paris. Je t'assure que si je pouvais avoir des nouvelles de Louise, de nos enfants et de vous je passerais un très long bain dans la position qui est notre faite ; c'est te dire, que vous vous effourquez physiquement.
Tête chargée d'un travail massif, court, auteur de trois enfants ; et refais une amitié à tous nos parents et amis. Au revoir mon bon père, j'ai un bras bien tendrement,
Ton fils qui t'aime,
F. Urvoid
check_circle
check_circle